OKJobs Article OKJobs 10 Questions

Vous êtes convoqué à un entretien d’embauche ? 

OKJobs 10 Questions A Preparer Entretien Embauche

Que cela soit le fruit de votre posture proactive et de votre investissement et engagement dans la recherche active d’une nouvelle opportunité, ou que vous ayez été contacté par approche directe; Félicitations ! Vous avez gagné l’intérêt du recruteur, et c’est le premier pas dans l’atteinte de votre objectif.

Maintenant il va falloir continuer sur cette dynamique, et maintenir cet intérêt à travers la préparation de votre entretien d’embauche.

En effet, si vous étiez pendant vos études un abonné habituel des rattrapages et que vous vous en sortez toujours sans préparation (et que vous étiez détesté pour ce talent), ici, il n’y a pas vraiment de deuxième chance, et la première impression et tendance de l’entretien se construisent rapidement dès les premiers échanges avec le recruteur. 

Cet article va ainsi vous détailler les 10 questions les plus prévisibles en entretien d’embauche, mais avant deux petites astuces pour être efficace :

Astuce 1 : La préparation de ces questions se fait sur un bout de papier pour une organisation optimale de ce que vous allez dire (ou un bout de fichier, mais je préfère le stylo, ça facilite l’assimilation). Ces questions, étant standards et connues à l’avance, il faut en profiter pour dégager lors de sa prise de parole le sentiment fort de quelqu’un de structuré et d’organisé dans ses propos, et si vous vous basez uniquement sur votre mémoire sans avoir fait au préalable couler de l’encre pour répondre à chaque question, malgré une expertise en improvisation, vous pouvez avoir du mal à tenir un enchaînement fluide au risque d’oublier des éléments essentiels et de revenir en arrière sur certains points pour les compléter.

Astuce 2 : Même s’il s’agit de questions préparées, il ne faut pas y répondre d’un ton de récitation monotone. Je vous invite très fort à vous filmer entrain de répondre à ces questions, vous saurez facilement ce qui peut être amélioré que ce soit dans le fond ou dans la manière (je sens un facteur élevé de procrastination sur cette recommandation, seriez-vous parmi les personnes qui vont faire la différence en se préparant du mieux qu’elles peuvent ?)

Et vu que vous (et même Google) êtes maintenant mentalement prêts à retrouver la fameuse question du “Présentez vous” en premier, l’ordre logique ne sera pas respecté ici pour encourager une lecture plus active : toutes les questions sont importantes à préparer.

1. Pourquoi choisir notre société ? Que savez-vous de notre société ?

Le recruteur choisit ses candidats sur la base de critères bien définis, le candidat bien évidemment doit se placer dans la même posture : je suis ici parce que j’ai choisis de postuler chez vous, ou parce que j’ai accepté votre invitation pour l’entretien. Cette posture, même si elle n’est pas toujours valable, équilibre un peu le jeu de pouvoir, surtout si vous êtes confronté à un recruteur du type agressif qui cherche à déstabiliser. S’il sent que vous êtes ici par choix et non par manque de choix, l’entretien aura une tournure plus favorable orientée vers l’échange plutôt que la pression.

Vous devez donc pouvoir avancer des arguments valables pour convaincre de votre choix. 

Il est impératif de faire des recherches sur la société, son historique, son secteur d’activité, ses produits, sa présence géographique, son organisation etc. et trouver ce qui la rend spéciale, et ce qui rend votre spécialité plus passionnante à pratiquer chez cette société plutôt qu’ailleurs.

C’est des arguments à avancer d’une manière ou d’une autre car ils appuient fortement la candidature, même si cette question n’est pas posée d’une manière formelle.

2. Pourquoi avoir choisi cette spécialité ? Pourquoi ce poste vous intéresse ?

Notre vie doit être une série de choix, et non de conséquences. Ici il faut démontrer que l’on a choisi cette spécialité, ou ce poste, et que c’est parce qu’il correspond à nos attentes et qu’on se sent dans notre monde en pratiquant ce métier. C’est la preuve d’un engagement futur fort et donc que le collaborateur sera épanoui et donc productif.

Ce que je recommande personnellement, c’est la préparation de preuves d’adéquation entre vous et les missions futures de votre poste. Comment votre personnalité, vos aptitudes et même vos défauts peuvent être des leviers de performance pour ce métier, c’est la preuve la plus puissante qui peut y avoir, et c’est généralement très très rassurant !

3. Parlez moi de vous ? Présentez vous ?

C’est généralement la première question posée en entretien direct ou par téléphone. Le recruteur dispose déjà du CV et a le détail de votre parcours, alors comment répondre concrètement à cette question pour faire de l’effet et sans lui réciter ce qu’il sait déjà ?

La présentation doit raconter subtilement votre histoire, et intégrer des éléments de votre forte adéquation par rapport au besoin, avant même qu’ils ne soient avancées de manière explicite, pour un maximum d’impact.

Elle avance ainsi votre parcours académique, vos expériences, vos compétences, vos qualités et même vos attentes de manière succincte et différente par rapport au CV.

Exemple : “Étant depuis tout petit un grand passionné des chiffres et des mathématiques, j’ai hésité à un moment de ma vie entre les métiers de la finance et l’ingénierie des données pour me spécialiser au final en contrôle de gestion à l’école ABC. Je trouve que c’est un métier qui s’aligne parfaitement avec ma personnalité et dans lequel je me sens épanoui. Chose que j’a pu apprécier à travers les 10 mois stages que j’ai effectué dans 3 sociétés différentes dont 3 mois en Angleterre, et dans lesquels j’ai mis en oeuvre mon expertise sur Excel, ma capacité d’analyse et mon bon relationnel pour réussir diverses missions qui s’articulent autour de la conception de tableaux de bord, de développement de fichiers automatisés d’analyses des écarts et la révision d’une procédure budgétaire. Maintenant et pour continuer à générer un maximum de valeur ajoutée, je souhaite pouvoir m’investir corps et âme chez vous en tant que contrôleur de gestion junior et contribuer de très près à votre performance et votre développement.

  • Qualités explicites : passion pour les chiffres, alignement entre personnalité et métier, capacité d’analyse, bon relationnel.
  • Qualités implicites : quelqu’un qui sait se décider de manière factuelle (spécialité), organisation, capacité de synthèse, quelqu’un orienté objectif/mission.
  • Compétences explicites: Excel, tableaux de bord, analyse des écarts, procédure budgétaire.
  • Compétences implicites : Connaissance métier (Master), Anglais (stage à l’étranger), automatisation (programmation ou autre).
  • Mission : Participer à la performance et au développement de l’entreprise; Générer de la valeur.

Après votre présentation, vous l’invitez à creuser davantage les points qui pourront l’intéresser sur votre parcours en s’appuyant sur le détail du CV

Testez votre présentation avec les amis ou la famille, et demandez leur l’effet que ça leur fait, vous aurez de très bonnes pistes d’amélioration.

4. Depuis combien de temps êtes vous sans emploi ? Pourquoi ?

C’est une question tordue, il ne faut pas mordre à l’hameçon et répondre impulsivement.

Ce que le recruteur doit savoir à travers votre réponse, c’est que vous êtes vraiment motivé pour travailler, que vous n’avez pas laissé tomber votre recherche à cause de quelques difficultés, et que vous avez abordé cette période tel un projet qu’il faut tenir et mener à bout en exploitant le temps au maximum.

Il est donc hors de question de blâmer le marché, le chômage, “Bbak Sahbi” (conseil n°1 de cet article). Mais plutôt avancer que vous êtes très proactif dans votre approche, que vous êtes constamment à l’affût de toutes les pistes qui correspondent à vos aspirations et que vous ne cherchez pas juste un job quelconque, mais une vraie opportunité qui s’aligne avec vos attentes et vos valeurs afin d’être en adéquation avec vous même et générer un maximum de valeur.

Il est aussi intéressant d’avancer comment vous avez tenu à jour, ou amélioré, vos connaissances et compétences, à travers l’autoformation, des cours de langues, la lecture etc.

5. Citez moi 3 Qualités et 3 Défauts ?

La fameuse question classique des qualités et défauts. La première chose à savoir c’est qu’il faut y répondre, et ne pas sortir des arguments du type : “c’est difficile de parler de soi même”. Car c’est justement pour cette raison qu’on vous pose la question. Pour voir votre recul sur vous même, comment vous organisez votre discours, comment vous aborder votre amélioration personnelle.

Pour les qualités, je recommande de toujours choisir des qualités pertinentes pour votre métier et de faire le lien avec une réalisation, soit lors de vos stages, ou même dans votre vie personnelle. Il faut éviter de balancer les 3 qualités l’une après l’autre, mais plutôt, une qualité accompagnée d’une preuve pour lui donner plus de poids.

Exemple pour un poste de gestionnaire de trésorerie : “Je suis quelqu’un de très consciencieux, j’ai refait lors de mon dernier stage toute la partie suivi de la trésorerie chez XYZ, car c’est quelque chose qui me parle beaucoup et qui peut générer beaucoup de complexité, surtout quand les sources de revenus et dépenses sont très variées ce qui est le cas chez vous également j’imagine”.

Concernant les défauts, la démarche est différente. Même s’il faut qu’ils soient pertinents par rapport au poste en question, il ne faut pas qu’ils soient éliminatoires.

Pour un technicien de laboratoire : ne pas avoir une oreille musicale n’est pas vraiment un défaut; par contre, ne pas être doué pour les échelles de mesure est un vrai défaut éliminatoire. Mais bon pour l’anecdote, ne pas savoir utiliser un PC ou connaître ce que c’est qu’une Clé USB n’a pas empêché Yoshitaka Sakurada d’être le chef de la cybersécurité japonaise

Je propose de présenter les défauts avec en même temps une action qu’on fait pour y pallier, ça atténue de son impact et ça permet même de passer un message positif. Attention tout de même à ne pas donner comme défaut, l’inverse des qualités ou une surdose des qualités, c’est vraiment une réponse bidon qui déçoit (Qualité : je suis rigoureux – Défaut : je suis trop rigoureux ou je ne supporte pas le manque de rigueur)

Exemple : “Je suis quelqu’un d’obstiné, il peut être difficile des fois de gagner mon adhésion sur certains sujets. Mais j’essaye de creuser l’échange et de mener la discussion de bout en bout avec une écoute très active afin de mieux cerner l’opinion de mon interlocuteur. Mais une fois convaincu, je m’engage très fortement. D’ailleurs c’est un peu normal, qui fait par plaisir quelques chose dont il n’est pas convaincu ?”

Même si venez de rejoindre le marché de l’emploi et vous êtes tenté d’utiliser la qualité “perfectionniste”, s’il vous plaît, conseil d’ami, considérez la comme l’un des interdits de la vie.

6. Pourquoi voulez vous changer d’employeur ?

Qui est tenté d’être honnête et de répondre parce que c’est un con ?

Beaucoup d’entre vous j’imagine.

Faites vous ce petit plaisir, tous seuls, devant le miroir. La dernière chose à faire lors d’un entretien, c’est de blâmer et de se plaindre de son employeur. Vous serez catégorisé rapidement parmi ceux qui vont critiquer dès la première occasion, peu importe le contexte.

Je recommande ici de présenter ses attentes en terme d’évolution, de responsabilités, de contexte, de conditions et comment il n’est pas possible de les réaliser dans son entreprise actuelle, tout en évitant le ton de la critique, mais être dans le factuel et dans l’acceptation.

L’exemple d’une personne que j’ai conseillé dernièrement qui est un responsable marketing dans une société qui ne croit pas au marketing, il n’a donc aucun budget, aucune possibilité d’évolution et aucune crédibilité, il a été recruté pour la forme. Dans ce cas on peut être tenté de critiquer, mais la posture la plus intéressante à adopter c’est d’essayer de montrer ses réalisations “avec les moyens du bord” et donc n’imaginons pas ce qui peut être fait quand un budget sera alloué à cette personne, et que si la société ne considère pas le marketing comme un vrai levier stratégique c’est son choix, cette personne est aussi libre de chercher un autre employeur qui valorise le métier et le place comme une priorité dans son développement.

7. Où vous vous voyez dans 5 ans ?

Le recruteur à travers cette question cherche à savoir si vous avez le soucis de votre avenir… et de son avenir aussi.

Si vous cherchez à devenir doctorant pour intégrer l’enseignement ou bien entrepreneur, c’est très bien, il n’est pas utile de le préciser, car votre employeur ne se situe nul part dans cette photo. Si vous avez une ambition faramineuse, n’en partager qu’une goûte, la démesure fera peur à votre interlocuteur car il n’a pas encore pu apprécier vos compétences, et beaucoup de recruteurs peuvent devenir facilement désagréables sur ce point en vous répondant de garder les pieds sur terre. N’activez donc pas cette peur interne qui les handicape dans leurs carrières.

Projetez vous dans la boîte, simplement en précisant qu’à travers votre engagement solide dans vos missions futures, vous allez aspirer à plus de responsabilités afin de compléter votre technicité par le développement d’aspects plus managériaux.

Oui c’est une question peu utile et qui n’encourage pas l’authenticité, selon mon propre avis.

8. Avez vous des questions ?

Oui, oui et oui et j’en ai plein !

Comment pouvez vous démontrer un intérêt pour une société sans vouloir en savoir plus ?

Survolez le site web de la société, ses communications externes, ce qu’en dit la presse, étudiez bien l’annonce d’emploi, et notez tout ce qui n’est pas bien clarifié selon vous, et tout ce qui va vous concerner de très près dans votre emploi futur.

Même si la question ne vous est pas posée, demandez à poser quelques questions sur la société.

Divers exemples: quels sont les outils utilisés, quelle est la fréquence des reportings, des arrêtés comptables, comment est structuré le département X, quels sont les challenges que vie la société, qui pilote le processus budgétaire, comment se fait le développement des produits, comment la société évalue les besoins marché, est ce que la satisfaction client est recensée, est ce que la société vise d’autres marchés, la prise de décision se fait elle en comité, quelle est la politique d’évaluation etc.

9. Quelles sont vos prétentions salariales ?

Une question qui fait peur. On a peur d’en demander trop et d’être éliminé, d’en demander peu et d’être lésé.

Il faut avant toute chose essayer de fixer un chiffre, en alignement avec vos attentes, et en cohérence avec le marché, votre métier, votre expérience et le type de société que vous ciblez. Les études de rémunération restent très vagues mais peuvent constituer un repère. 

Deux alternatives existent, soit vous êtes face à un recruteur sans scrupule qui touche une commission sur les (faux) gains faits sur la négociation salariale, soit vous êtes devant un recruteur qui as conscience que la compétence et la fidélité ont un prix et qui est intégré  dans la grille salariale établie par la société. Dans les deux cas, votre approche reste la même.

Personnellement, et même si plusieurs sources recommandent de proposer une fourchette, moi je n’y vois aucune utilité. Donner une fourchette équivaut à donner le minimum de la fourchette. 

Ce que j’ai toujours fait et ce que je recommande, c’est de fixer le minimum au dessous duquel vous ne serez pas prêt à accepter l’offre et d’y rajouter entre 10 et 20%. Et au lieu d’utiliser le terme “négociable”, je propose de dire que cela n’est pas un vrai point bloquant compte tenu de votre intérêt pour la société. Avec cette précision, vous serez certains de ne pas être éliminé si votre prétention dépasse le budget, car vous serez invité à la négociation.

Règle à garder en tête : Si votre profil plaît, vous ne serez jamais éliminé pour en avoir demandé trop, vous serez toujours invité à négocier. Si votre profil ne plaît pas, vous ne serez pas contacté même si vous en avez demandé trop peu. Donc rassurez vous, le poids de la prétention salariale ne commence que si vous avez fait une bonne impression.

10. Pourquoi vous et pas un autre ?

Retenez votre souffle et respirez profondément. Encore une question qui taquine votre égo.

L’instinct pousse à une réaction comparative pour dire “je serais meilleur”. Avec un minimum de recul on peut prendre conscience que c’est un argument impossible à vérifier de votre part, ni même de la personne qui a passé l’entretien à toutes les personnes en liste.

Par contre, ce que je vous recommande, c’est de rappeler à votre interviewer votre promesse de valeur ajoutée.

Vous serez totalement respecté pour votre modestie et humilité si vous clarifiez cela au recruteur : “Je ne pourrais pas vous dire que je serais le meilleur des candidats, je ne les connais pas et il y a tellement de gens talentueux et que je vous laisse le soin d’évaluer et de vous faire votre propre jugement, par contre, ce que je peux vous promettre, c’est que je suis quelqu’un qui as choisi sa spécialité par passion…” puis vous rappelez vos qualités, votre adéquation personnelle avec votre spécialité etc.

 

De manière générale, il est important de garder une attitude agréable, orientée vers l’échange. Vous n’êtes pas entrain de passer un examen, vous êtes vous même entrain de vous faire une opinion pour réussir votre choix. Un maximum de curiosité et d’intérêt pour votre futur employeur sont à investir pendant cet entretien pour l’alimenter de contenu constructif et encourager la construction d’une relation de collaboration saine et fructueuse.

N’hésitez pas à vous inspirer de l’article des 5 conseils pour une recherche d’emploi efficace. Il encourage à adopter une attitude proactive, à s’inscrire dans l’amélioration constante de votre démarche de recherche et à clarifier vos forces et vos attentes.

Et à nous rejoindre sur notre groupe de conseil en recherche d’emploi sur facebook : La recherche d’emploi avec OUKESSOU Khalid.

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Et pour toutes vos questions ou remarques, je serais ravis d’en discuter en commentaire.

Bon courage !


Créez de l’impact.

OUKESSOU Khalid

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Khalid est un manager contrôle de gestion et un grand passionné du recrutement. Il a fondé OKJobs pour accompagner les entreprises à pouvoir trouver, attirer et fidéliser les meilleurs talents en contrôle de gestion. Il consacre son temps libre à l'accompagnement de chercheurs d'emploi et au partage de connaissances sur la recherche d'emploi et le contrôle de gestion.